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22 décembre 2018 La revue > Bordeaux 2016

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Dégustation Bordeaux 2016

Dégustation : quelques bordeaux du millésime 2016



L'antenne pauillacaise d’Œnoconseil, un important laboratoire œnologique bordelais opérant sur plusieurs appellations, organise une dégustation annuelle des vins du dernier millésime à la vente des domaines conseillés. Nous avons pu goûter une centaine de Bordeaux 2016 et quelques Bordeaux blancs 2017. Encore une fois, peu de grands crus classés ou de domaines médiatisés connus ou reconnus par le public. Mais plutôt une sélection, ou parfois une déclinaison, de vins souvent Crus Bourgeois, conseillés par cette équipe.

Le millésime 2016


Il est difficile de succéder à un millésime réussi tel que 2015, mais 2016 est parvenu à cette forme d'exploit. Le binôme 2015 - 2016 traduit un succès bordelais à l'image de 2009 - 2010 avec des paires non totalement comparables, même s'il existe des similitudes.
Notons globalement pour 2016 :
• Un hiver doux et particulièrement pluvieux - surtout en janvier - avec une reprise végétative et un débourrement un peu plus précoce que d'habitude.
• Un milieu de printemps pluvieux et frais ce qui a contribué au développement des maladies cryptogamiques (forte pression mildiou notamment) et a pénalisé le début de la floraison.
• Un retour d'un temps chaud et sec au début du mois de juin pour la pleine fleur.
• Une nouaison rapide avec un nombre de pépins important et une installation durable du beau temps à partir de la deuxième quinzaine de juin.
• Un été chaud et sec avec un arrêt de croissance de la vigne début août (mi véraison).
• Une amplitude thermique importante entre le jour et la nuit, gage de couleur des raisins.
• Un épisode pluvieux à la mi-septembre réveillant la vigne et relançant la maturation.
• Un mois d'octobre frais et ensoleillé profitable au murissement des cabernets sauvignons et au bon déroulement des vendanges.

Un millésime où le cabernet sauvignon a été plutôt favorisé et, par voie de conséquence, la rive gauche et la vaste région des Graves. Les vins blancs n'ont cependant pas démérité avec une belle réussite des sémillons tant en blancs secs qu'en liquoreux.

Rappelons également qu’une dégustation n’est qu’une photo à un instant « t », et l'impression du moment doit être parfois confirmée. Il faudrait idéalement déguster les échantillons de façon anonyme, à plusieurs reprises et dans un ordre différent, ce qui est quasiment impossible pour nous.

Ci-après, nos préférences par appellation lors de ces deux jours de dégustation, l'ordre de la dégustation étant quasiment respecté dans les commentaires suivants.
Les prix mentionnés (PV) - si communiqués - sont généralement des prix particuliers TTC, départ domaine. D'autre part, il n'est pas impossible que des vins puissent être vendus moins cher via des sites spécialisés sur internet.

Bordeaux supérieurs

(sur 5 échantillons dégustés)
Château Boutillon cuvée Luigi : un vin 100% merlot issu d'une micro parcelle enherbée de 2 ha aux environs de Langon. De la maturité, de la rondeur et de la fraîcheur, avec un boisé encore présent pour ce vin appétant et bien fait. PV : 13,90 €

Château Lamothe Vincent « Le Grand Rossignol » : ici aussi, une petite parcelle de 3 ha aux sols argileux, 100% merlot, pas trop éloignée de celle du vin précédent. Un vin suave, frais, élégant, avec des touches encore un peu végétales, doté d'une belle matière semblant peu extraite. Le boisé est discret. PV : 20 €
                                                                                                                                                                   

Graves

(sur 3 échantillons dégustés)
Château de Portets : vaste domaine de 28 ha sur sols graveleux avec cailloux sur matrice argilo-sablo-siliceuse : un peu plus de cabernet sauvignon que de merlot pour ce joli vin, fumé, réglissé, long et tendu et doté d'une forme de pureté/minéralité. Vraiment intéressant. PV :14 €
Château Haut-Mayne : 9 ha de vignes d'environ 35 ans sur un terroir de graves et de sables avec un sous-sol calcaire et sableux. Forte dominante de merlot. Une bouteille grillée, aux notes de goudron, légèrement fumée avec de la douceur en milieu de bouche qui finit longue et épicée. PV : 9,90 €

Médoc

(sur 34 échantillons dégustés)
Antelys (du Château Antelys) à Lafon sur 17 ha de sols marno-calcaires et calcaires, avec cabernet sauvignon et petit verdot à parts égales. Sols labourés, vendanges manuelles, levures indigènes, très peu de soufre, ni collage, ni filtration. Un vin original, presqu'un vin "nature", au nez sanguin et épicé, doté d'un beau jus, de tanins présents et légèrement végétaux, mais semblant accompagné d'une pointe d'acidité volatile et finissant un peu sec à ce jour. PV : 25 €

Château Beauvillage à Couquèques, une vingtaine d'ha sur des sols calcaires et argilo-calcaires. Une bouteille classique, bien faite, équilibrée, assez "cadrée" au bon rapport Q/P, à l’encépagement merlot et cabernet sauvignon à parts presque égales. PV : 12,50 €

Château Fleur La Mothe à Saint-Yzans du Médoc. Des vignes majoritairement installées sur des croupes graveleuses et sur de l'argilo-calcaire, avec des sols travaillés depuis 2012. Au nez, des fruits à noyaux, des notes fumées, puis une bouche plutôt souple, peu extraite pour cette bouteille composée de 55 % de merlot, 30 % de cabernet sauvignon et 15 % de petit verdot, réalisée par les trois œnologues conseils à l’origine de la présente manifestation. PV :14,50 €

Château Haut Barrail à Bégadan : vignoble de 30 ans, 70% merlot et 30% cabernet franc sur sols argilo-calcaires. Des notes fumées, un élevage de qualité encore perceptible, des petits tanins assez fins, l'ensemble étant frais et digeste. PV :14 €

Château Haut-Maurac, entre Saint-Yzans du Médoc et Saint-Seurin de Cadourne : une légère dominante de merlot ainsi qu’un terroir plutôt graveleux dans ce vin au nez mentholé et délicat. La bouche est ferme, serrée, longue et persistante sur les fruits rouges. Cette année encore un vin réussi ! PV : 14.50 €

Château l'Eden à Saint Christoly de Médoc, sur des sols sablo-argileux avec 80 % de merlot et 20 % de cabernet sauvignon. Du fruit au nez, une bouche fraîche et souple, un élevage qualitatif présent, l'ensemble étant plutôt élégant. PV :11 €

Château La Branne, à Bégadan : un vin mûr et consensuel avec des touches de fumée et de réglisse. L'ensemble est assez long sans aspérités. 41 % cabernet sauvignon, 54 % merlot et 5 % petit verdot. Les vignes sont situées sur des sols argilo-calcaires et graveleux avec sables ou argiles. PV :12 €

L’Or des Terres, à Saint-Yzans du Médoc. Cuvée ultra confidentielle issue de sols argilo-calcaires, composée de cabernet sauvignon et de merlot à parts quasi égales. Nez sur la fève de cacao, bouche tendue, longue et saline avec de la fraîcheur. Une confirmation !

Château La Tour de By (hameau de By près de l'estuaire) : cuvée de grand volume (75 ha) issue de 60 % de cabernet sauvignon, 35 % merlot et 5 % petit verdot. Sols de graves, sous-sols d'alios (grès organique ou ferrugineux). Un vin bien fait, classique, consensuel et plutôt "détendu" avec du fruit, de la longueur et une légère présence tanique en finale. PV : 20 €

Château Moulin de Canhaut, à Jau-Dignac et Loirac (6 ha nord du Médoc, graves reposant sur une couche d'argiles), autant de merlot que de cabernet sauvignon avec une touche de petit verdot, élaboration assez technologique : de la fraîcheur, une bouche nette, tendue et assez simple. A boire plutôt jeune. PV :12 €

Château Moulin de Taffard à Saint Christoly du Médoc : 20 ha de cabernet sauvignon (65 %) et de merlot (35 %) sur des graves garonnaises reposant sur du calcaire en bancs massifs. Un vin intéressant avec une sensation de sol, des tanins fermes, mais élégants. Tension, longueur et allonge. Un bon rapport Q/P. PV : 9,90 €

Château du Perier, à Saint Christoly du Médoc : assemblage de merlot et de cabernet sauvignon dans un style classique, concentré, tendu, un peu à l'ancienne comme souvent les vins de Bruno Saintout. Ce vin, jeune, a besoin de s'aérer et sans doute de vieillir... PV :13 €

Château Poitevin à Jau-Dignac et Loirac : le "grand frère" du Moulin de Canhaut avec des vignes un peu plus âgées et plus de merlot. De la fermeté et de la précision. Des notes poudrées, fumées et chocolatées, de la profondeur, des tanins encore présents mais élégants. Bien fait, il faut cependant attendre que l'élevage soit digéré. PV :14€
Notons également une micro-cuvée "Insula Amphora" de 400 bouteilles avec une touche de petit verdot en plus. De la tension et un fruit pur, frais et long, mais le vin est replié sur lui-même à ce jour. PV :29 €

Château Saint Christoly, à Saint Christoly du Médoc sur des graves garonnaises et de l'argilo-calcaire, vignes de 30 ans environ avec une légère dominante de merlot. Un vin classique, franc, sans artifice avec des tanins fermes, serrés, des notes goudronnées et encore légèrement végétales (tomates). Pas un vin de dégustation mais un vrai vin de table... PV :12 €

Château Tour Castillon à Saint Christoly du Médoc : la même famille propriétaire (Peyruse) que le Moulin de Taffard, avec le même type de sols mais un encépagement différent et plus complexe avec 40 % de cabernet sauvignon, 40 % de merlot, 15 % de cabernet franc, les 5 % restants se partageant entre petit verdot et carménère. Un nez élégant sur l'encre et la mine de crayon (graphite) introduit une bouche fraîche, assez pure, voire saline et déliée, qui s'allonge sur des fèves de cacao. Intéressant... PV :13,50 €

Vieux Château Landon à Bégadan : une dominante de cabernet sauvignon sur des sols argilo-calcaires pour ce vin frais, serré, tendu, assez élégant, à la rétro-olfaction florale (violette) et qui mérite de vieillir pour s'arrondir et se départir de sa relative fermeture. PV :12 €

Saïkouk, à Saint Seurin de Cadourne : une production originale de ce petit domaine à cheval sur le Médoc et le Haut-Médoc et dirigé par Latifa Saïkouk. Ici, 1 ha de cabernet sauvignon et merlot à parts égales sur des sols argilo-calcaires travaillés. Un beau nez fruité, semblant assez "libre" (peu de soufre ?) avec une bouche fraîche et saline qui cherche un peu sa direction actuellement. A suivre même si le domaine existe déjà depuis près de 10 ans. PV :10 €

Clos Manou à Saint Christoly du Médoc et Couquèques. Trois types de sol : de l'argilo-calcaire, des graves argileuses et des graves sableuses, avec 45 % de cabernet sauvignon, 45 % de merlot, 6 % de cabernet franc et 4 % de petit verdot. Une viticulture consciencieuse (enherbement, travail des sols...), encore "raisonnée" en termes de traitements, associée à une vinification parcellaire précise, concourent à la production d'un vin fin, aérien, encore un peu strict, doté d'arômes d'écorce d'oranges, de fruits rouges frais et d'une pointe de chocolat. Belle bouteille ! PV :22 €

Haut-Médoc

(sur 18 vins dégustés)
Château Barreyres à Arcins : vaste domaine de 110 ha planté à 10 000 pieds/ha, propriété de la famille Castel, sur des sols de graves pyrénéennes et d'argiles gravelo-sableuses avec 55 % de cabernet sauvignon et 45 % de merlot. Un vin mûr à la matière ronde et adoucie, dotée d'un certain charme et d'une bonne longueur. Le boisé est bien intégré ce qui contribue à la buvabilité actuelle du vin. PV :12 €

Château Cissac, à Cissac : sols travaillés sur graves garonnaises, 58 % de cabernet sauvignon, 35 % de merlot. Un vin frais, tendu, strict, épicé, avec des tanins encore un peu saillants qu'un léger vieillissement devrait assouplir. Un produit intéressant. PV :15 €

Château de Cassana, à Saint-Sauveur : dominante de cabernet sauvignon avec du merlot et un peu de petit verdot, cabernet franc et carmenère pour ce quasi vin de garage (1,6 ha) sur sol graveleux-sableux. Un nez expressif - caramel au lait, chicorée - et une bouche enlevée, peu extraite et assez longue. Original. PV :13 €

Château Bernadotte à Saint-Sauveur : sols graveleux et argilo-calcaires, légère dominante de cabernet sauvignon avec du merlot et un soupçon de petit verdot. Un nez légèrement végétal, de la menthe, quelques traces de poivron et une légère évolution au plan olfactif. La bouche s'est montrée tendue et fraîche, bref un vin classique. PV :15 €

Château Les Gravilles Renaissance, à Saint Sauveur : moins de 12 ha de vignes à dominante de cabernet sauvignon sur des sols sablo-graveleux. Un vin fruité, précis, doté d'un beau "jus" encore un peu comprimé actuellement. Du potentiel... PV :15 à 16 €

Domaine Andron, à Saint-Seurin de Cadourne : domaine de 7 ha sur graves fines principalement, avec un peu de sols argilo-calcaires. Dominante de merlot avec du cabernet sauvignon et un peu de cabernet franc. Un nez délié, fruité, au boisé discret. L'attaque de bouche s'est montrée fraîche et sapide. Une finale longue et épicée avec une forme de minéralité mentholée. Une réussite. PV :20 €

Domaine de Cartujac, à Saint-Laurent-Médoc : sols argilo-graveleux avec quasi égalité de cabernet sauvignon et de merlot et environ 15 % de petit verdot. Un vin presque métallique, avec de la tension, une forme d'austérité, beaucoup de franchise et une finale ferme. À attendre. PV :13 €

Appellations communales du Médoc


Moulis & Listrac

(sur 7 vins dégustés)
Château Caroline, à Moulis à Moulis : 7 ha de vignes de 20 ans environ (35 % cabernet sauvignon, 65 % merlot) des graves reposant sur un socle de calcaires à astéries. Des touches de fruits un peu cuits, une bouche épicée, bien extraite et équilibrée avec des tanins un peu vifs. Dommage que le boisé soit encore un peu dominant, mais le vin possède une belle rétro olfaction. PV :14 €

Château Le Garricq, à Moulis mais locaux à Ludon (où se trouve la maison mère Paloumey) : tout petit vignoble de moins de 3 ha sur graves et argiles marneuses avec 50 % de cabernet sauvignon, 30 % de merlot et 20 % de petit verdot. Nez suave, mentholé et précis. Bouche équilibrée, sapide, longue avec du fruit. Une confirmation. PV :21 €

Château Fonréaud à Listrac : 32 ha de sols de graves pyrénéennes sur sous-sol calcaire et argilo-calcaire, cabernet sauvignon majoritaire par rapport au merlot avec un peu de petit verdot. Une bouteille en suavité et rondeur, sur le café, le moka, finissant fraîche et plutôt digeste. PV :16 €
Margaux (sur 6 vins dégustés)
Châteaux Charmant, à Soussans : moins de 3 ha de graves désherbées mécaniquement, orienté sud-ouest, avec des vignes de plus de 55 ans, dont une majorité de merlot, puis du cabernet sauvignon et une touche de petit verdot. Un vin construit, franc, serré, encore un peu tannique mais avec une forme de pureté et de la longueur. PV :18 €

Château Confidence de Margaux : 5 ha de vignes, moitié cabernet sauvignon et merlot, sur des graves profondes et des sols argilo-calcaires, non loin du plateau de Cantenac. Un nez mûr et puissant, une bouche moderne, travaillée, bien élevée, assez douce dans un style presque luxueux. L'ensemble est charmeur et bien fait. Une confirmation. PV :24 €

Château La Galiane à Soussans (mêmes propriétaires que le Château Charmant) : ici 6 ha de vignes parfois centenaires (50 % de cabernet sauvignon, 45 % de merlot, 5 % de petit verdot) sur sols travaillés, graveleux et sablo-graveleux exposés sud et sud-est. Plus de souplesse qu'à Charmant avec de la finesse, de la buvabilité, des arômes floraux, de la longueur et de l'équilibre. PV :18 €

(Pas de Saint-Julien et de Pauillac retenus, sur 3 vins dégustés)

Saint-Estèphe retenus

(sur 6 vins dégustés)
Château Haut-Marbuzet : vaste domaine situé sur graves avec sous-sol argilo-calcaire et un encépagement à base de 35 % de cabernet sauvignon, 55 % de merlot, 5 % de cabernet francs et 5 % de petit verdot. Un beau vin équilibré, au nez floral et épicé, avec un boisé discret. La bouche s'est montrée stricte et mûre avec du fruit et des notes de feuilles mortes et d'humus. Bref de l'élégance et de la sapidité sans sécheresse pour cette belle bouteille.

Domaine Fleuron de Liot : micro domaine de 3 ha plutôt au nord de l'appellation sur des sols de graves avec matrice argilo-calcaire, doté d'un encépagement cabernet sauvignon et merlot à parts égales. Un nez aromatique (zan, cachou) et une bouche équilibrée avec du fruit en attaque, de la matière mais une finale encore un peu raide. L'ensemble reste cependant élégant. PV :17 €

Château Tronquoy-Lalande : un peu moins de 30 ha d'argiles graveleuses avec 50 % de merlot, 42 % de cabernet sauvignon, 6 % de petit verdot et 2 % de cabernet franc pour ce domaine appartenant à la famille Bouygues depuis 2006. Un vin encore un peu sévère, semblant légèrement extrait mais sur une matière mûre, avec des épices et des notes fumées. L'ensemble n'est pas dénué d'élégance, il faut attendre...

(Pas de vins retenus en Côtes de Bordeaux, sur 3 échantillons dégustés)

Libournais

(sur 11 échantillons dégustés)
Château Chatain, à Lalande de Pomerol (Néac) : vignes de 50 ans sur sols argilo limoneux et graveleux, avec traces calcaires. Encépagement à 70 % de merlot, 15 % de cabernet franc et 15 % de cabernet sauvignon. Un vin précis, sur des fruits à noyaux légèrement compotés. Une bouche longue, tendue, élégante avec de la sève dans un style "classique". PV :20 €

Château Tournefeuille La Cure, à Lalande de Pomerol (Néac) : La Cure, tête de cuvée, n’est réalisée que lors de belles années. Le vignoble est situé sur des coupes graveleuses et un coteau argileux. Ici 83 % de merlot et 17 % de cabernet franc. Un vin mûr, voire surmûr, suave, mais précis et étiré avec de l'élégance et une finale graphitée. PV :37 €

Parmi les vins blancs de tous types et de toutes les appellations bordelaises, nous avons retenu (sur 7 vins dégustés)
Château Haut-Mayne 2017 (Graves Blanc) : 15 ha en rive gauche de la Garonne à 35 km au sud de Bordeaux sur des graves rondes, polies par le temps, reposant sur un sous-sol de calcaire et de sable. Un beau nez sur des agrumes, une bouche fraîche, avec un soupçon d'ail et une bonne longueur pour ce vin à base de sauvignon blanc (60 %) et de sémillon (40 %). PV :9,90 €

Château Pont de Brion 2017 (Graves Blanc) : 22 ha à Langon sur des sols travaillés sablo argilo graveleux avec 70 % de sémillon et 30 % de sauvignon. Ce vin pourrait s'apparenter à un faux moelleux ou un moelleux "sec" - sémillon dominant. Un nez suave, poudré (poudre de riz), une bouche sapide, allongée avec notes un peu rôties. Assez réussi. PV :12,50€


Château Haut Bergeron à Preignac : le vignoble, dominé par le sémillon, avec un peu de sauvignon blanc est composé de nombreuses parcelles, aux sols travaillés, sur les appellations Sauternes et Barsac. Calcaires, argiles et dalle rocheuse alternent selon les parcelles. Un vin plutôt délicat, presque discret en rupture avec le style des années 1990-2000, avec un rôti assez pur, des notes de pâte de fruit et de citron confit. La longue finale est élégante avec une sucrosité réelle mais assez peu perceptible. PV :26 €

Yaïr Tabor